22/11/2006

LA LETTRE AU SULTAN

Les Cosaques Zaporogues écrivant une lettre au sultan de Turquie est un tableau historique. La scène représentée se déroule en l'année 1676. Les cosaques Zaporogues (Zaporogue vient du russe "za porogami" et signifie "derrière les rapides"), vivant sur les bords du Dniepr inférieur, ont vaincu l'armée turque au cours d'une bataille. Le sultan de Turquie exige cependant d'eux qu'ils se soumettent. À cette requête, les Cosaques répondirent d'une manière peu habituelle si l'on considère leurs mœurs d'alors : ils écrivent. Et le sultan turc de recevoir une missive qui regorge d'insultes.(Wikipedia)

« À Toi Satan turc, frère et compagnon du Diable maudit, serviteur de Lucifer lui-même, salut !

Quelle diabolique sorte de noble chevalier toi ? Vomis du Diable avec ton armée dévorée. Tu n'auras jamais les fils du Christ sous tes ordres : ton armée nous n'en avons pas peur et par la terre ou par la mer on continuera à se battre contre toi.

Toi, scullion de Babylone, charretier de Macédoine, brasseur de bière de Jérusalem, fouetteur de chèvre d'Alexandrie, troupeau de pourceaux de petite et de grande Égypte, truie d'Arménie, chèvre tartare, bourreau de Kamenetz, être infâme de Podolie, petit-fils du Diable lui-même, Toi, le plus grand imbécile malotru du monde et des enfers et devant notre Dieu, crétin, groin de porc, cul d'une jument, sabot de boucher, front pas baptisé, puisse le Diable te prendre ! C'est ce que les Cosaques ont à te dire, à toi sous produit d'avorton ! Tordu es-tu de donner des ordres à de vrais chrétiens !! Nous n'écrivons pas la date car nous n'avons pas de calendrier, la lune est dans le ciel, l'année est dans un livre ainsi que le jour, et nous sommes chez nous ici comme toi là-bas et tu nous embrasses où tu sais bien ! »

14:55 Écrit par Yashko dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

REUNIS PAR L'EXODE

Après la guerre civile russe, un grand nombre de cosaques de toutes les Russies se sont retrouvés à Paris (et autres grandes villes du monde). Pour gagner leur vie, ils ont du exercer tous les métiers. Les meilleurs cavaliers on créé des troupes de voltige équestre, et ce dès 1925. En hiver, ils étaient chauffeurs de taxis, ouvriers chez Renault, portiers de cabarets etc.., En été ils récupéraient leurs chevaux et parcouraient l'Europe en tournée et redevenaient les fiers cavaliers de la "plaine sauvage".

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Pour de plus amples renseignements sur les cosaques en émigration: http://groups.msn.com/TheCossacks/

13:45 Écrit par Yashko dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cosaques, cossacks, horses |  Facebook |

21/11/2006

TROIS COSAQUES

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Trois des  nations cosaque sont représentées ici:

TEREK, DON et KOUBAN

12:28 Écrit par Yashko dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/06/2006

HARNACHEMENT ET PAQUETAGE DES COSAQUES DU DON (19ème siècle)

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15:51 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/06/2006

LES COSAQUES PARTENT EN MANOEUVRES EN CHANTANT

 

Cliquez sur l'image pour entendre leur chanson

 

 

17:50 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Baptême Cosaque

 

DANS LA VIEILLE PETITE EGLISE DE SLAVYANKA, BOURGADE A 60 KM DE VLADIVOSTOK, NOUS BAPTISONS LE PETIT COSAQUE SEVA (VSEVOLOD), DONT JE SUIS L'HEUREUX PARRAIN !

10:54 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2006

COSAQUES DE L'OURAL EN PATROUILLE

 

 

 

 

DESSIN DE NICOLAS SEMIONOVITCH  SAMOKICHE

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Sabre Cosaque "Shashka" utilisé par les armées cosaques du Caucase

La Shashka, très efficace fut victime de son succès. Les Troupes russes, après avoir croisé le fer contre la Shashka pendant leur conquête du Caucase, l'ont préféré à leurs propre sabre. elle a progressivement remplacé le sabre dans toutes les unités de cavalerie excepté des hussards pendant le 19ème siècle. Elle a été adopté d'abord par les corps russes - caucasiens - : "les Cosaques" qui avaient reçu ce type d'épée très tôt, dans les années 1830. Puis également en 1882, quand la cavalerie cosaque fut réorganisée, les « dragons » en furent également armés.
Durant le 19ème siècle elle fut importée en Allemagne.
Plusieurs formes de Shashka furent portées par la cavalerie soviétique lors de la deuxième guerre mondiale.

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COSAQUE DU CAUCASE

Officier Cosaque du Terek en 1921, combattant dans  les forces armées du sud de la Russie, peu avant l'avènement de l'URSS

 

La communauté des Cosaques  du Terek a été créée en 1577 par des Cosaques libres russes reclassés de la Volga vers les rives du fleuveTerek.

Comme la plupart des Cosaques, des Cosaques du Terek se sont trouvés des deux côtés du conflit pendant la guerre civile russe de 1917-1922. La plupart des Cosaques du Terek luttaient contre les bolcheviks.

 

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07/06/2006

COSAQUES DE LA GARDE A ST PETERSBOURG

 

 

 

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FEMMES COSAQUES DE SIBERIE 1900

 

 

 

 

 

 

 

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L'ADIEU DU COSAQUE (oeuvre du sculpteur russe d'origine française Eugène Lanceray)





 

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FEMME COSAQUE (KAZATCHKA)DE L'OURAL (1870)

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08/03/2006

 LA SELLE COSAQUE ET SON HARNACHEMENT

 

 

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 COSAQUES EN PATROUILLE (guerre russo-turque).

 

 

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14/07/2005

COSAQUE DU DON

 

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Les cosaques étaient chargés de défendre les régions frontalières. Indépendants, difficiles à contrôler, ils étaient peu efficaces lors des batailles rangées, mais ils étaient, en revanche, très utiles en campagne pour effectuer des reconnaissances, garder les flancs de l'armée, menacer les voies de communication ennemies, attaquer les traînards.

 





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12/07/2005

...ET ENCORE PLUS FORT!

En fait, un cosaque pouvait réellement ramasser un billet de banque au grand galop.

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18:28 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

UN PEU FORT, NON?

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Cette caricature du dessinateur CARAN D'ACHE a tendance à exagérer (mais pas de beaucoup) les talents équestres des cosaques.

18:24 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

COSAQUE (DU DON)DE LA GARDE

 

CARTE POSTALE DATEE DE 1914

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COSAQUES DE LA GARDE

Garde du Don

Ces deux cosaques du don ont posé pour la postérité durant leur service à St Petersbourg. Sur la table, la bouteille de vodka et les gobelets en argent. Lors des fêtes régimentaires, on buvait d'abord à la santé du Tsar et le repas pouvait commencer.

 

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02/09/2004

LA CHARGE

 

 

 


Le cosaque des Steppes était aussi habile à la lance (de plus de 3 mètres) qu'au sabre.

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23/08/2004

LE COSAQUE DU DON EN TENUE DE CAMPAGNE (sous le règne du tsar AlexandreIII)

 

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Le fusil était porté à droite, au contraire de la cavalerie régulière russe, ce qui permettait au cosaque de frapper de son sabre léger et tranchant, en diagonale de gauche à droite.










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LE COSAQUE DES STEPPES EN 1914

 

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Le cosaque des steppes en tenue de campagne d'été. Ses armes étaient le sabre (chachka), la lance (pika), et le fusil Mosin-Nagant, modèle "Dragon" (raccourci). Le fouet (nagaïka) était aussi toujours au poignet, maintenu par une petite courroie.

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09/08/2004

PATROUILLE COSAQUE

 

GuerrecivileDrosdov

 

 

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08/08/2004

LA "LAVA"

 

LA "LAVA"

La Lava, d'origine Tatare, fut toujours l'ordre de combat des cosaques. La Lava consiste à combattre en ordre dispersé à cheval de manière à permettre au mieux l'action individuelle de chaque cosaque et à laisser à tous les chefs, si petit que soit leur grade, le moyen de profiter de toutes les circonstances du combat. De plus, grâce aux intervalles existant entre les cavaliers, elle permet à chacun de se mouvoir avec rapidité sur un terrain quelconque et de franchir les obstacles rencontrés comme s'il était isolé. La Lava n'est analogue à aucune autre tactique de cavalerie russe ou étrangère.

"C'est une chose absolument Cosaque".

 

 




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05/08/2004

"KRASAVITSA", ETAIT UNE JUMENT MERVEILLEUSE...



En 1979, j'ai eu la chance de faire partie d'un spectacle de voltige à la côte belge (Nieuport). 

Il y avait des fils et petits-filsde cosaques venus de Belgique et de France.

Souvenirs inoubliables!

 

Yasha1979


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LES COSAQUES DU CAUCASE

Sur un total de 11 armées-peuples cosaques, il y avait 2 "Voisko" du Caucase: les cosaques du Kouban et les cosaques du Terek. Les fleuves Kouban et Terek faisaient office de frontière entre l'empire russe et les peuples caucasiens non soumis à la Russie de l'époque. Mais l'influence des tribus montagnardes, du point de vue vestimentaire, guerrière et coutumes était très forte, d'autant plus qu'il y avait des mariages entre cosaques et femmes des peuples locaux. Le Caucase "conquis" devint fort prisé par les russes (qui en avaient les moyens), et les bords de la Mer Noire virent fleurir des villes d'eaux et autres stations balnéaires.
Les officiers cosaques (ici des plastounes,infanterie cosaque, genre de commandos de l'époque) portaient les poignards (Kindjal) et sabres (chachka), ainsi que la tenue commune à tous les caucasiens (Tcherkesska).

 

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01/08/2004

COSAQUES D'ORENBOURG EN 1914

 
 


Orenbourg

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LA "DECOSAQUISATION", version SVERDLOV

   "A tous les responsables des régions Cosaques"
 

«Les événements récents qui se sont produits sur les différents fronts dans les régions cosaques, ainsi que notre pénétration à l'intérieur du pays cosaque, nécessitent certaines consignes à l'intention des responsables du parti travaillant dans ce secteur.  L'expérience de la guerre civile contre les Cosaques nous indique que la seule voie juste, c'est une lutte sans merci contre tous les chefs cosaques par leur extermination générale.  A savoir :

« 1 - Pratiquer la terreur massive contre les Cosaques riches, par l'extermination générale.  Pratiquer une terreur aussi impla­cable à l'égard des Cosaques qui, de près ou de loin, ont participé à la lutte contre le pouvoir des Soviets.  A l'égard des autres Cosaques, on mettra en oeuvre toutes mesures de nature à les dissuader de se livrer à de nouvelles actions contre le pouvoir des Soviets.

 « 2 - Confisquer les céréales et faire verser les surplus aux points de collecte prévus, cela valant non seulement pour les céréales mais pour toutes autres denrées.

« 3 - Prendre toutes mesures pour venir en aide aux familles de paysans pauvres étrangères au pays, les y établir et faciliter de nouveaux habitats partout où c'est possible.

 « 4 - Faire en sorte que les arrivants soient traités sur un pied d'égalité avec les Cosaques, aussi bien pour la répartition des terres qu'à tous autres égards.

« 5 - Désarmer la population et fusiller ceux qui n'auraient pas remis leurs armes dans les délais prévus; des armes ne seront confiées qu'aux éléments sûrs parmi les arrivants non­-cosaques.

  « 6 - Le Comité central enjoint aux organismes soviétiques concernés d'obliger le Commissariat du peuple aux affaires agraires de prendre sans délai les mesures adéquates afin d'installer en masse les familles de paysans pauvres sur les terres cosaques.

 Le 29 janvier 1919.  I.M. Sverdlov. 

(Archives centrales du Parti, F. 17, op. 4, D. 31, L. 316)




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QUELQUES PARTICULARITES DE L'ÉQUITATION ET DU DRESSAGE CHEZ LES COSAQUES

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Les Cosaques montent d'ordinaire sans éperons; ils n'emploient que le bridon, et sont munis d'un fouet à manche court nommé Nagaïka.

Les allures réglementaires dans les troupes cosaques sont:

l. Le pas, vitesse : 5 verstes à 5 verstes et demie à l'heure ; (La verste vaut 1.066 Km)

2. Le trot, vitesse : 12 verstes

3.Le trot allongé, vitesse : 16 verstes

4. Le galop de charge

Le trot allongé a la même vitesse que le galop réglementaire de la cavalerie régulière, et le remplace.  Cependant, pour le service d'estafette et le service d'exploration et de sûreté, les Cosaques peuvent employer une allure qui n'est autre qu'un galop décousu et irrégulier (Namet). Cette allure est également admise dans le rang pour les chevaux qui ne peuvent, au trot allongé, atteindre une vitesse suffisante. 


selle cosaque

 

 


 L'exercice nommé "Djiguitovka" a pour but de développer l'adresse, l'agilité et l'audace du cavalier; tous les Cosaques, doivent y être exercés, dans la mesure que comportent leur constitution et leur vigueur physiques, leur habileté personnelle et le caractère et les qualités de leurs chevaux.  Aussi ne peut-on poser de règles précises pour son exécution.

Les exercices les plus fréquents de la Djiguitovka sont les suivants :

1.Sauter les obstacles en tirant ou en donnant le coup de sabre;

2. Ramasser des objets à terre; le cavalier, en se penchant de côté doit éviter de brusquer le mouvement, pour ne pas faire tomber le cheval;

3.Prendre avec lui un homme à pied, qui se met en selle ou en croupe en s'aidant de l'étrier;

4.Emporter un camarade blessé ; le cavalier, seul ou aidé d'un d’un autre, passe le blessé sur sa selle, et se tient lui-même sur la croupe, soutenant son camarade et conduisant sont cheval;

5.Sauter à terre et à cheval;

6.Arrêter son cheval et le faire coucher;

7.Mener deux ou trois chevaux et passer de l'un sur l'autre;

8.Galoper en groupe sur le même cheval (un cavalier, par exemple, est en selle, l'autre, assis sur ses épaules, fait usage de son arme);

9.Se tenir debout sur son cheval, le dirigeant d’une main et de l’autre maniant son arme;

10.Rester en équilibre sur le cou cheval, la tète en bas et les pieds en l'air, en se tenant aux étrivières ;

11.Se mettre en selle face en arrière, et se servir de ses armes dans cette posture;

12.Desseller son cheval;

13.Lancer le javelot.

Tous ces exercices se font au galop de charge.

Il est bien évident que l'on ne peut tous les exiger de tous les Cosaques; mais on doit encourager ceux-ci à déployer toutes leurs facultés dans l'exécution des mouvements que leurs forces leur permettront, et qu'ils auront choisis de leur plein gré.

Le terrain choisi doit être de niveau, et le sol ne doit être ni glissant ni dur, ni pierreux.

Il existe encore un autre genre de Djigitovka, qui n'a pour but que de faire ressortir la perfection du dressage du cheval et l'ha­bileté du cavalier à le diriger, et se rapproche beaucoup des exer­cices de manège





DRESSAGE

Habituer les chevaux aux coups de feu.

Comme les Cosaques font un grand usage du tir à cheval, ils attachent une grande importance à cette partie du dressage. Au début, un Cosaque à pied se place à 10 ou 15 pas en avant du cheval monté, faisant partir d'abord des amorces, puis des cartouches à charge réduite, en l'augmentant progressivement jusqu'à la charge normale. Il tire alternativement. En l’air, vers la terre, et de côté. Après chaque coup de feu, le cavalier caresse et encourage son cheval, le porte en avant vers le Cosaque à pied, qui le caresse aussi et lui laisse prendre de l'avoine dans une musette, en lui montrant et lui faisant flairer son arme. Lorsque le cheval est bien habitué à cet exercice, on fait tirer le cavalier en suivant la même progression.

 Habituer les chevaux à se coucher.

 Avant la distribution de l'avoine, le cavalier bridonne son cheval, se place à sa gauche et tient la rêne droite très courte de la main droite par-dessus le dos du cheval; de la main gauche il lève le pied antérieur gauche du cheval, puis tire sur la rêne droite, en prononçant le commandement: "Couché !" Dès que le cheval est couché, il faut le caresser et lui passer la musette-mangeoire remplie d'avoine; s'il reste couché, on le débride.

Si le cheval se relève avant d’avoir mangé l’avoine, on lui ôte immédiatement la musette et on le fait coucher de nouveau.

 Habituer les chevaux à rester en place.

Pour habituer les chevaux à rester en place, chaque cavalier met pied à terre pendant la leçon d'équitation, fait le tour de son cheval en le caressant; peu à peu il s'en éloigne. Si le cheval bouge, il saisit les rênes sans précipitation, le ramène à sa place et le caresse jusqu'à ce qu'il, reste tranquille. Au  de ce dressage, le cavalier s'éloigne de plus en plus.

Apprendre aux chevaux à nager.

On commence par habituer les chevaux à l'eau, en leur faisant traverser, montés, des gués de 0,90 à 1,25 m. de profondeur, en choisissant, autant que possible, un fond dur, mais non pierreux. On ne les exerce que lorsque le temps le permet, et, de préférence, les jours chauds et sans vent.

Au début, on choisira une rivière de faible largeur et de courant moyen; les deux rives doivent, sur une certaine étendue, être solides et en pente douce, afin que les chevaux puissent facilement sortir de l'eau, même s'ils sont entraînés par le courant, qui est pour eux le plus grand obstacle. La profondeur doit être suffisante pour qu'ils ne puissent atteindre le fond avec les pieds de derrière; autrement, ils prendraient l'habitude de le chercher, et en eau profonde, ne trouvant point d'appui, enfonceraient vite et s'effraieraient.

Pour faire nager le cheval, on attache une corde au licol ou aux anneaux du mors, les rênes sont nouées sur le cou, assez courtes pour que ses pieds de devant ne s'y embarrassent pas, mais qu'il puisse allonger l'encolure.  L'extrémité libre de la corde est tenue par l'instructeur, qui est en bateau.  Le bateau se tient toujours plus haut que le cheval dans le courant, et à deux longueurs en avant de lui.  La corde doit être laissée assez longue pour que le mouve­ment des rames n'effraie pas le cheval, et assez courte pour qu'on puisse en lâcher, lorsque le besoin s'en fait sentir.

On fait entrer le cheval dans l'eau. Dès qu'il perd pied et qu'il entre dans le courant, il cherche ordinairement à revenir sur la rive.  Les hommes qui sont dans le bateau s'opposent à ce mouve­ment, en faisant force de rames; le cheval se trouve obligé d'a­vancer.  Dès qu'il a pris la bonne direction, on lui lâche un peu la corde, qui ne doit jamais être tendue; le bateau règle sa vitesse sur celle du cheval.

Sur la rive opposée on aura placé des hommes pour recevoir les chevaux qui ont traversé.  Lorsque ceux-ci sont en nombre, et qu'on veut les ramener sur la rive de départ, on fait passer à la corde celui qui nage le plus mai, et chasse les autres dans l’eau. D'ordinaire, ils passent sans difficulté derrière celui qui, est à la corde.

Après plusieurs exercices de ce genre, les chevaux sont exercés à nager avec leurs cavaliers, ; ils ne sont pas sellés, et les cavaliers sont nus ou en caleçons.

Dès que le cheval perd pied, le cavalier penche le corps, en avant, en allongeant les bras, et rapproche les jambes au-dessus du cheval; il saisit d'une main la crinière au-dessus du garrot, et de l'autre il dirige le cheval avec les rênes; il nage au-dessus ou à côté du cheval, du côté du courant; beaucoup de bons nageurs préfèrent nager toujours à gauche.  Dès que le cheval reprend pied le cavalier remonte.

Lorsque le cheval nage, il faut lui rendre complètement les rênes et ne pas le gêner dans le choix de la direction, qu'il prend naturellement oblique au courant.

On recommande aussi le procédé suivant: le cavalier saisit la crinière de la main qui tient les rênes, et appuie le bras sur le dos du cheval, plus bas que le garrot, ou sur le milieu de la selle.  Il se tient serré contre le cheval et nage de la main restée libre.  Son poids dans l'eau est insignifiant; il peut donc s'appuyer sur le cheval sans le charger, à la condition de conserver son calme et son sang-froid, et de ne point le gêner par des mouvements invo­lontaires.  Le cavalier dirige son cheval en agissant sur les rênes avec la main libre. La sangle du milieu et la sangle postérieure (le harnachement des cosaques comporte 3 sangles) doivent être desserrées suffisamment pour que le cheval ait la respiration libre, mais ne doivent pas ballotter, pour éviter que ses pieds de derrière ne s'y embarrassent.

Si le cavalier se tient au garrot, il est obligé de faire de grands efforts pour maintenir la tête hors de l'eau, et ne petit diriger le cheval, ni, par suite, s'opposer à ses tentatives pour retourner en arrière.

 

 

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