22/05/2016

"Osipov, un cosaque de légende", le livre de Philippe Ehly.

"Osipov est un personnage historique réel. Son rôle dans les « Evènements de Janvier » de Tashkent est clairement documenté, notamment par l’historien anglais Peter Hopkirk.

Je ne sais pas trop pourquoi le personnage m’a fasciné d’emblée. J’ai donc cherché à en savoir plus sur son histoire personnelle, sa vie avant Tashkent, sa vie après Tashkent. Malgré des recherches approfondies, y compris en Russie et en Uzbekistan, j’ai trouvé peu d’éléments : il fut un brillant officier de l’armée impériale pendant la Grande Guerre, se rallia apparemment au soviet de Tashkent dont il devint le commissaire à la guerre, mais en même temps organisa avec des officiers des armées blanches le coup d’état antibolchevique de Tashkent. Dans la foulée, il pilla la banque d’état où les Bolchéviques avaient amassé d’importantes réserves d’or, notamment en provenance de la banque d’état d’Omsk. Puis, il disparut.

Jaquette OSIPOV  BAT 21 mai 2016.jpg

Toutes sortes de légendes courent sur son compte en Asie centrale, même encore de nos jours.

A défaut de sources historiques fiables ou accessibles, je me suis lancé dans l’écriture du roman de la vie d’Osipov.

Mon ambition en commençant cette rédaction n’était pas qu’elle soit un jour publiée. J’ai donc créé un personnage fictif avec une famille, des amis, des adversaires, des qualités et des défauts totalement sortis de mon imagination, mais le plus souvent puisés chez des personnages ayant réellement existé. Dans la mesure du possible, je me suis efforcé de faire revivre les années de l’avant-guerre et de la guerre, l’ambiance en Russie, en Turquie, dans les Balkans avec autant de fidélité que possible en puisant toutes sortes de détails chez les meilleurs historiens de cette époque.

Plus ou moins consciemment, et en toute modestie et humilité, je me suis efforcé de faire avec Osipov ce que Dumas avait fait avec d’Artagnan, qui dans la réalité fut un officier assez secondaire, mais qui par la magie du Maître devint un héros emblématique.

Ne travaillant pas pour un éditeur, mais pour mon plaisir, la vie d’Osipov de 1912 à 1922, a pris en nombre de pages écrites un volume important, à tel point que j’ai dû fractionner ma rédaction en tomes correspondant chacun à un livre de poche.

Les deux premiers tomes, intitulés « Avant l’Orage » racontent le voyage aventureux qu’Osipov, jeune cadet d’une école militaire, effectua en tant qu’interprète d’un explorateur anglais de Saint Petersbourg à Constantinople.

Les deux tomes suivants, intitulé « les guerres balkaniques » racontent comment les supérieurs d’Osipov, profitant de sa présence à Constantinople au début de la première guerre balkanique le chargent d’une mission d’étude (d’espionnage ?) des forces militaires en présence dans ce conflit. Bien entendu, cette mission est pleine d’aventures et de rebondissements.

Les tomes suivants traitent de la participation d’Osipov à la Grande Guerre et de sa progression rapide dans la hiérarchie militaire russe : bataille de Sarikamish, bataille de Bal-Agyan, prise d’Erzeroum etc.

Puis, tout se fige avec les évènements révolutionnaires, l’abdication du Tsar, le prikaz n°1, l’assassinat de son grand-père par une bande de déserteurs. Décidé à se venger, Osipov parvient à devenir un familier de Trotsky, puis à se faire nommer commissaire à la guerre du soviet de Tashkent, ce qui lui donne les moyens d’organiser le coup d’état de Janvier (pour lequel le vrai Osipov est surtout connu), piller la banque d’état et fuir en Afghanistan, puis en Inde avec son butin et ce qu’il reste de ses sotnias.

Pourquoi ai-je fait d’Osipov un Cosaque ?

La réponse est simple : par admiration pour ces hommes courageux, rudes qui furent de tous les combats de la Russie impériale. Il est de fait également que malgré une discipline rigide comme dans le reste de l’armée impériale, les Cosaques disposaient de certaines libertés et certains privilèges propres à permettre de prendre certaines licences littéraires.

Enfin, le seul mot « Cosaque » est chargé de toutes sortes de connotations romanesques qui parlent immédiatement au lecteur, même si la réalité cosaque fut souvent plus prosaïque que ce qu’imaginaient les Occidentaux au début du XXème siècle.

Et puis, pour être franc, pour un héros romantique, la tcherkessa des Cosaques est infiniment plus seyante que la gymnasterka ordinaire de l’armée.

21:38 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

je suis petit-fils d'un officier cosaque de la garde impériale rapprocher du tsar nicolas ll , mon coeur est toujours pour les origines de mon grand-père et pour la grande russie....cordialement.

Écrit par : nowicki | 23/05/2016

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Bonjour,
Mon grand père était colonel dans l'armée du tsar , je ressens et pense la même chose que vous . Cordialement.

Écrit par : lyda | 29/05/2016

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