01/08/2004

QUELQUES PARTICULARITES DE L'ÉQUITATION ET DU DRESSAGE CHEZ LES COSAQUES

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Les Cosaques montent d'ordinaire sans éperons; ils n'emploient que le bridon, et sont munis d'un fouet à manche court nommé Nagaïka.

Les allures réglementaires dans les troupes cosaques sont:

l. Le pas, vitesse : 5 verstes à 5 verstes et demie à l'heure ; (La verste vaut 1.066 Km)

2. Le trot, vitesse : 12 verstes

3.Le trot allongé, vitesse : 16 verstes

4. Le galop de charge

Le trot allongé a la même vitesse que le galop réglementaire de la cavalerie régulière, et le remplace.  Cependant, pour le service d'estafette et le service d'exploration et de sûreté, les Cosaques peuvent employer une allure qui n'est autre qu'un galop décousu et irrégulier (Namet). Cette allure est également admise dans le rang pour les chevaux qui ne peuvent, au trot allongé, atteindre une vitesse suffisante. 


selle cosaque

 

 


 L'exercice nommé "Djiguitovka" a pour but de développer l'adresse, l'agilité et l'audace du cavalier; tous les Cosaques, doivent y être exercés, dans la mesure que comportent leur constitution et leur vigueur physiques, leur habileté personnelle et le caractère et les qualités de leurs chevaux.  Aussi ne peut-on poser de règles précises pour son exécution.

Les exercices les plus fréquents de la Djiguitovka sont les suivants :

1.Sauter les obstacles en tirant ou en donnant le coup de sabre;

2. Ramasser des objets à terre; le cavalier, en se penchant de côté doit éviter de brusquer le mouvement, pour ne pas faire tomber le cheval;

3.Prendre avec lui un homme à pied, qui se met en selle ou en croupe en s'aidant de l'étrier;

4.Emporter un camarade blessé ; le cavalier, seul ou aidé d'un d’un autre, passe le blessé sur sa selle, et se tient lui-même sur la croupe, soutenant son camarade et conduisant sont cheval;

5.Sauter à terre et à cheval;

6.Arrêter son cheval et le faire coucher;

7.Mener deux ou trois chevaux et passer de l'un sur l'autre;

8.Galoper en groupe sur le même cheval (un cavalier, par exemple, est en selle, l'autre, assis sur ses épaules, fait usage de son arme);

9.Se tenir debout sur son cheval, le dirigeant d’une main et de l’autre maniant son arme;

10.Rester en équilibre sur le cou cheval, la tète en bas et les pieds en l'air, en se tenant aux étrivières ;

11.Se mettre en selle face en arrière, et se servir de ses armes dans cette posture;

12.Desseller son cheval;

13.Lancer le javelot.

Tous ces exercices se font au galop de charge.

Il est bien évident que l'on ne peut tous les exiger de tous les Cosaques; mais on doit encourager ceux-ci à déployer toutes leurs facultés dans l'exécution des mouvements que leurs forces leur permettront, et qu'ils auront choisis de leur plein gré.

Le terrain choisi doit être de niveau, et le sol ne doit être ni glissant ni dur, ni pierreux.

Il existe encore un autre genre de Djigitovka, qui n'a pour but que de faire ressortir la perfection du dressage du cheval et l'ha­bileté du cavalier à le diriger, et se rapproche beaucoup des exer­cices de manège





DRESSAGE

Habituer les chevaux aux coups de feu.

Comme les Cosaques font un grand usage du tir à cheval, ils attachent une grande importance à cette partie du dressage. Au début, un Cosaque à pied se place à 10 ou 15 pas en avant du cheval monté, faisant partir d'abord des amorces, puis des cartouches à charge réduite, en l'augmentant progressivement jusqu'à la charge normale. Il tire alternativement. En l’air, vers la terre, et de côté. Après chaque coup de feu, le cavalier caresse et encourage son cheval, le porte en avant vers le Cosaque à pied, qui le caresse aussi et lui laisse prendre de l'avoine dans une musette, en lui montrant et lui faisant flairer son arme. Lorsque le cheval est bien habitué à cet exercice, on fait tirer le cavalier en suivant la même progression.

 Habituer les chevaux à se coucher.

 Avant la distribution de l'avoine, le cavalier bridonne son cheval, se place à sa gauche et tient la rêne droite très courte de la main droite par-dessus le dos du cheval; de la main gauche il lève le pied antérieur gauche du cheval, puis tire sur la rêne droite, en prononçant le commandement: "Couché !" Dès que le cheval est couché, il faut le caresser et lui passer la musette-mangeoire remplie d'avoine; s'il reste couché, on le débride.

Si le cheval se relève avant d’avoir mangé l’avoine, on lui ôte immédiatement la musette et on le fait coucher de nouveau.

 Habituer les chevaux à rester en place.

Pour habituer les chevaux à rester en place, chaque cavalier met pied à terre pendant la leçon d'équitation, fait le tour de son cheval en le caressant; peu à peu il s'en éloigne. Si le cheval bouge, il saisit les rênes sans précipitation, le ramène à sa place et le caresse jusqu'à ce qu'il, reste tranquille. Au  de ce dressage, le cavalier s'éloigne de plus en plus.

Apprendre aux chevaux à nager.

On commence par habituer les chevaux à l'eau, en leur faisant traverser, montés, des gués de 0,90 à 1,25 m. de profondeur, en choisissant, autant que possible, un fond dur, mais non pierreux. On ne les exerce que lorsque le temps le permet, et, de préférence, les jours chauds et sans vent.

Au début, on choisira une rivière de faible largeur et de courant moyen; les deux rives doivent, sur une certaine étendue, être solides et en pente douce, afin que les chevaux puissent facilement sortir de l'eau, même s'ils sont entraînés par le courant, qui est pour eux le plus grand obstacle. La profondeur doit être suffisante pour qu'ils ne puissent atteindre le fond avec les pieds de derrière; autrement, ils prendraient l'habitude de le chercher, et en eau profonde, ne trouvant point d'appui, enfonceraient vite et s'effraieraient.

Pour faire nager le cheval, on attache une corde au licol ou aux anneaux du mors, les rênes sont nouées sur le cou, assez courtes pour que ses pieds de devant ne s'y embarrassent pas, mais qu'il puisse allonger l'encolure.  L'extrémité libre de la corde est tenue par l'instructeur, qui est en bateau.  Le bateau se tient toujours plus haut que le cheval dans le courant, et à deux longueurs en avant de lui.  La corde doit être laissée assez longue pour que le mouve­ment des rames n'effraie pas le cheval, et assez courte pour qu'on puisse en lâcher, lorsque le besoin s'en fait sentir.

On fait entrer le cheval dans l'eau. Dès qu'il perd pied et qu'il entre dans le courant, il cherche ordinairement à revenir sur la rive.  Les hommes qui sont dans le bateau s'opposent à ce mouve­ment, en faisant force de rames; le cheval se trouve obligé d'a­vancer.  Dès qu'il a pris la bonne direction, on lui lâche un peu la corde, qui ne doit jamais être tendue; le bateau règle sa vitesse sur celle du cheval.

Sur la rive opposée on aura placé des hommes pour recevoir les chevaux qui ont traversé.  Lorsque ceux-ci sont en nombre, et qu'on veut les ramener sur la rive de départ, on fait passer à la corde celui qui nage le plus mai, et chasse les autres dans l’eau. D'ordinaire, ils passent sans difficulté derrière celui qui, est à la corde.

Après plusieurs exercices de ce genre, les chevaux sont exercés à nager avec leurs cavaliers, ; ils ne sont pas sellés, et les cavaliers sont nus ou en caleçons.

Dès que le cheval perd pied, le cavalier penche le corps, en avant, en allongeant les bras, et rapproche les jambes au-dessus du cheval; il saisit d'une main la crinière au-dessus du garrot, et de l'autre il dirige le cheval avec les rênes; il nage au-dessus ou à côté du cheval, du côté du courant; beaucoup de bons nageurs préfèrent nager toujours à gauche.  Dès que le cheval reprend pied le cavalier remonte.

Lorsque le cheval nage, il faut lui rendre complètement les rênes et ne pas le gêner dans le choix de la direction, qu'il prend naturellement oblique au courant.

On recommande aussi le procédé suivant: le cavalier saisit la crinière de la main qui tient les rênes, et appuie le bras sur le dos du cheval, plus bas que le garrot, ou sur le milieu de la selle.  Il se tient serré contre le cheval et nage de la main restée libre.  Son poids dans l'eau est insignifiant; il peut donc s'appuyer sur le cheval sans le charger, à la condition de conserver son calme et son sang-froid, et de ne point le gêner par des mouvements invo­lontaires.  Le cavalier dirige son cheval en agissant sur les rênes avec la main libre. La sangle du milieu et la sangle postérieure (le harnachement des cosaques comporte 3 sangles) doivent être desserrées suffisamment pour que le cheval ait la respiration libre, mais ne doivent pas ballotter, pour éviter que ses pieds de derrière ne s'y embarrassent.

Si le cavalier se tient au garrot, il est obligé de faire de grands efforts pour maintenir la tête hors de l'eau, et ne petit diriger le cheval, ni, par suite, s'opposer à ses tentatives pour retourner en arrière.

 

 

Djiguites 014

 

 

19:44 Écrit par Yashko | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

erreur et bravo erreur dans le vote que je n'ai pas bien acompli et bravo pour votre site si riche. je m'occupe d'une association de spectacle de voltige équestre et je peux donner quelques exercices complets à mes jeunes cavaliers !! amicalement

Écrit par : duriez | 04/02/2008

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